Vishudda : La Gorge Sacrée

« Le sadhakâ qui sans interruption, maintient son esprit sur ce Lieu obtient l’entière maîtrise de soi. Il devient un poète illuminé, un maître de la parole, un homme de connaissance, à l’esprit suprêmement apaisé. Sa vision s’étend sur les trois temps, sa bienfaisance embrasse tous les êtres; libre de toute maladie et de douleur et doué de longévité, il est véritablement vivant, il est la lumière du Hamsa pour la destruction des infortunes illimitées. » 

PÛRNÂNANDA

La gorge. Une partie du corps peu banale : elle est le lien entre la tête et le reste du corps ; elle s’impose comme passage obligé de la nourriture et de l’air ; siège de la parole, elle en dit long sur les émotions qui circulent ou qui s’y bloquent. En elle se trouvent différentes glandes, dont l’importance n’est pas négligeable : la thyroïde à elle seule, est nécessaire à la croissance et au développement du corps, elle régularise le métabolisme, la production de chaleur et contrôle le rythme cardiaque.
Il est bon de souligner que la gorge ne se limite pas au cou, mais qu’elle inclut également la nuque, la mâchoire, les oreilles, l’appareil vocal  et la trachée.

Le langage familier n’est pas avare en expressions faisant référence à la gorge, preuve s’il en est de tout ce qui peut se jouer en ce centre d’énergie. Ainsi, il n’est pas rare d’entendre des : « ça m’est resté en travers de la gorge », « j’ai perdu ma voix », »j’en ai le souffle coupé », »j’ai l’impression d’avoir une boule dans  la gorge », »je m’en suis étranglée », « j’ai un chat dans la gorge »… 
Les émotions difficiles, telles que la colère, la peine, l’angoisse, peuvent certes laisser leur empreinte dans d’autres parties du corps et ainsi enkyster des énergies. Mais la gorge, première révélatrice de ces émotions douloureuses, en garde les traces et se souvient ; par ses réactions, ses contractions spontanées, de celles qui disent tout de suite que ça coince ou qui au contraire rappelle au souvenir de ce qui a été difficile, elle est active dans le moment présent comme révélatrice de ce qui a été.

C’est le corps physique qui parle ici : ses crispations, ses manifestations, les changements de voix  traduisent les difficultés ou les aisances de chacun avec soi-même et avec l’autre, d’une manière apparente et définissable.
Chacun de nous possède un deuxième corps,  que l’on qualifie de corps subtil et qui est le siège des centres et des canaux d’énergie . C’est en se centrant sur ces points subtils que l’on peut apaiser le corps physique, ses plaintes, ses souffrances et dépasser par là-même le physique.
En d’autres termes, si le yoga fait appel à une maîtrise du corps physique, à son contrôle par l’esprit, par des postures, des pratiques respiratoires, l’objectif en est notamment  de faire circuler le prâna (le souffle, plus précisément l’énergie vitale) dans tous les nadîs et les chakras, de trouver ainsi un équilibre pour atteindre l’Unité – en quelque sorte, dépasser les contraintes du vécu exprimées par le corps physique, désengorger les parties du corps dans laquelle l’énergie s’est cristallisée pour la refaire circuler librement dans les canaux et les centres et pouvoir ainsi atteindre le Soi.

Il importe de saisir alors ce que représentent ces chakras, ces centres d’énergie, au niveau subtil, et plus particulièrement celui qui nous intéresse, la gorge.

 
« L’homme est un microcosme. L’univers entier, avec tous « ses mondes » correspondant à divers degrés de conscience, à différents « cycles » ou « rotations » (chakras) de l’énergie, se retrouve en lui. »
Tara Mickaël

                                                                              
                                                                                                                              

« Chakra » est un terme sanskrit qui signifie « roue » ; il fait par là-même référence au cercle et au mouvement. Ce sont des centres psychiques dans lesquels se développe une force vitale subtile appelée prâna. Lorsque l’on parle des chakras, on évoque les aspects subtils, physiques et émotionnels de ces centres.
La santé physique, mentale, tout comme l’évolution personnelle et émotionnelle de tout un chacun, sont donc en lien avec ces espaces vibratoires.

On compte sept chakras :
muladhâra-chakra, la « racine », qui se situe à la base ;
svadhisthâna-chakra, à la base du sexe ;
manipûra-chakra, chakra du ventre situé au-dessus du nombril ;
anâhata-chakra, dans le coeur ;
vishuddha-chakra, dans la gorge ;
âjna- chakra, situé dans l’intervalle entre les sourcils ;
sahasnara-chakra, que l’on trouve au sommet du crâne.

A chacun de ces chakras correspondent différentes caractéristiques spécifiques : une couleur, un lotus au nombre défini de pétales, un bîja (c’est-à-dire un mantra d’une syllabe), un mandala (une représentation géométrique du chakra), une correspondance symbolique avec un élément de l’univers.
Ils se situent le long de la colonne vertébrale et sont les points d’intersection des nâdis, les canaux latéraux – un à gauche, ida, l’autre à droite, pingala -dans lesquels s’écoule également le prâna.
A la base, dans le muladhâra-chakra, se trouve l’énergie subtile, la kundalini, une énergie dormante (l’énergie primaire, la shakti – puissance féminine -, la conscience pure ). Le prânâyâma, comme les âsanas, les visualisations et la récitation de mantras, sont autant de pratiques  qui visent à ramener cette énergie vers les centres, à la réveiller pour qu’elle gagne les sphères plus élevées.
L’objectif est donc de transformer l’énergie de  ces « espaces de vibration » les uns après les autres, en partant du bas de la sushumnâ (le canal central, qui correspond à la colonne vertébrale), là où la kundalini, pareille à un serpent lové, sommeille, pour qu’elle s’élève vers les autres chakras jusqu’à atteindre le plus élevé, « cette porte de passage » où l’on trouve l’état de la Conscience Divine, une unité intérieure, là où la shakti s’unit avec Shiva.

Le chakra qui nous intéresse plus particulièrement ici, le chakra de la gorge, est le cinquième chakra en partant de la base de la sushumna. Il se situe précisément à la base de la gorge : il part des vertèbres cervicales et s’ouvre vers le devant.
Son nom, en sanskrit, est Vishuddha, ce qui signifie « purifié ».
« Parce que la purification (vishuddhi) de l’être vivant y est accomplie par la vision du hamsa, ce Lotus qui a pour nom l’Espace, grand, suprême, est appelé purifié (vishuddha). »                 

PÛRNÂNANDA

Ainsi, visualiser Hamsa, le souffle du Brâhma, le symbole de divinité pure, ouvre la porte à la conscience la plus pure. Accéder à Vishuddha, c’est entrer dans la voie de la connaissance, c’est-à-dire naître à l’état divin. On devient maître de son moi, libéré des chaînes du monde.

Les caractéristiques qui correspondent à Vishuddha sont :
couleur du Lotus : gris fumée
nombre de pétales : seize
tattva : l’éther
mandala : forme circulaire, blanc comme la lune
bîja : HAM
sens dominant : l’ouïe
organe de connaissance : les oreilles
organe fonctionnel : la bouche et les cordes vocales
divinités :
Sadâshiva, l’éternel Shiva ; il a cinq visages, qui représentent les cinq sens – son corps représente l’androgynat, avec une moitié masculine, l’autre féminine – il est visualisé comme un gourou qui aide à s’élever en se libérant de son passé ;
Shakti Sakini ; elle incarne la pureté et réunit en elle mémoire, intuition, esprit et improvisation – elle transmet son enseignement à travers les rêves.

Le chakra de la gorge est à considérer comme le lien entre les chakras inférieurs et les centres plus élevés : c’est en quelque sorte un pont entre le haut et le bas, le conscient et l’inconscient, le pensé et le ressenti, le dedans (ce qui est contenu) et le dehors (ce qui est exprimé, expulsé).
C’est aussi le chakra lié à l’angoisse : la gorge se resserre par peur, peur de l’autre, peur de l’extérieur, peur de sortir de soi, d’aller vers l’inconnu.
Parce qu’il est le point de rencontre des prânas des chakras inférieurs, il est également le chakra de la parole : son énergie, en s’associant au souffle respiratoire, favorise la manifestation de vibrations sonores, des syllabes, des mots et l’homme entre ainsi en possession de la parole.
Par ailleurs, l’ether, le tattva (l’élément qui lui est associé) de Vishuddha, contient les éléments des quatre autres centres (terre, eau, feu, air), toujours d’après le même principe selon lequel se retrouvent en Vishuddha les énergies des quatres chakras  précédents. Il a ainsi un pouvoir d’action sur eux et c’est en lui que réside la puissance de toute guérison.

La méditation sur ce centre apporte un état de sérénité, de tranquillité, de pureté. Se concentrer sur Vishuddha permet également de réguler le lien entre pensée et émotion, de garder un équilibre entre l’un et l’autre.
C’est en Vishuddha que s’achève la manifestation grossière des cinq éléments et que l’on peut aspirer au subtil, à l’Absolu.
Diverses pratiques sont favorables à un travail approfondi sur le chakra de la gorge. Le yoga fait référence à :
des visualisations ; par exemple, en se centrant sur vishudda, visualiser un point blanc à l’intérieur de la gorge et faire circuler le souffle entre ce point et un point rouge extérieur ;
des souffles ; on peut ici s’appuyer essentiellement sur le souffle de forge, bhastrika, qui permet d’éliminer les tensions que l’on peut ressentir dans la gorge, lorsqu’on est contrarié ou stressé ; la mise en place d’ujjâyin, c’est-à-dire le frottement de l’air dans la gorge, est  primordiale ;
un bandha, jalandhâra bandha ; cette contraction du muscle (traduction du terme « bandha ») de la gorge peut être considérée comme un exercice de contrôle respiratoire ; en effet, il s’agit de rentrer le menton de façon à contracter un peu la gorge et à faciliter ainsi ujjayin, le frottement de l’air dans la gorge ;
des asanas, telles que Ushtrâsana (le chameau), Halâsana (la charrue), Chakrasana (la roue) ; nous allons toutefois   nous attarder sur deux autres postures, à savoir Matsyâsana et Sarvangasana,dont les bénéfices sur l’éveil du chakra de la gorge sont certain.

Matsyâsana – la posture du poisson –

Cette posture fait référence à Matsya, le premier avatar de Vishnu.
C’est une posture dans laquelle le souffle va se faire léger, fin, jusqu’à  entrer dans un non-souffle, pareil au poisson, et ainsi accéder à la Connaissance. En effet, un mythe hindouiste raconte comment un  homme, avalé par un poisson, va entendre tous les enseignements que Shiva donnait sur une île à son épouse Pârvâti ; Shiva l’ayant remarqué et constatant qu’il était maintenant porteur de la Connaissance jusqu’alors connue des dieux seuls, il  lui adjoignit d’aller dispenser ses enseignements parmi les humains. Cet homme, Matsyendranath, deviendra le premier de la lignée des Nata, fondateur du Hatha-Yoga.

Pratique
prendre la position allongée sur le dos, jambes tendues, pieds joints ; les mains reposent à plat sur le sol, le long du corps ;
sur une inspiration, relever la tête et fléchir les coudes pour s’appuyer sur les avant-bras, tout en cambrant le dos ; tirer la tête en arrière et poser le sommet du crâne sur le sol : le poids du corps repose sur les avant-bras et les coudes et les mains reposent à plat sur les cuisses, au niveau de l’aine ;
respirer avec le moins d’air possible, sans forcer, en gonflant la cage thoracique et l’abdomen ;
porter le regard sur un point fixe à l’horizontale ou si ce n’est pas possible, au plafond ; visualiser le souffle dans l’axe ;
pour défaire la posture, sur une expiration, reposer les mains au sol, relever légèrement la tête, la reposer au sol ainsi que le dos et reprendre la posture du cadavre.

Cette posture se pratique également dans la position du Lotus : prendre l’assise de Padmasana, les genoux bien rapprochés ; descendre sur le dos, poser la tête au sol ; sur une inspiration, étirer la tête jusqu’à ce que le sommet du crâne repose au sol , cambrer le dos de manière à ce que la cage thoracique se dilate au maximum ; maintenir avec les mains les pieds sur les cuisses. Les genoux doivent toucher le sol et le regard, comme précedemment, est porté à l’horizontal sur un point fixe. La respiration se fait avec le minimum d’air.

Effets bénéfiques
Le principal bienfait de cette posture réside dans la concentration de l’énergie au niveau de la gorge, précisément sur les glandes parathyroïdes ; celles-ci, au nombre de quatre, en régulant le calcium dans le sang, agissent sur la contraction des muscles, leur résistance, leur tonicité,  et sur la coagulation du sang. Elle stimule également les agmydales et réduit les difficultés liées aux bronches. En améliorant l’amplitude respiratoire, elle s’avère favorable aux personnes souffrant  d’affections respiratoires.
C’est un asana par ailleurs excellent pour la colonne vertébrale : il élimine les raideurs cervicales, thoraciques et lombaires et masse aussi la région des épaules et de la nuque.

Il apparait clairement en pratiquant cette posture que l’étirement de la tête vers l’arrière provoque par là-même un étirement significatif au niveau de la gorge. Les bénéfices paraissent au premier abord d’ordre physique, mais de  fait, ces bénéfices retentissent au niveau émotionnel et psychique : s’il y a un dérèglement fonctionnel et/ou énergétique au niveau de la gorge, pratiquer régulièrement cette posture va permettre de réguler les dysfonctionnements et de réveiller l’énergie qui peut s’y trouver bloquée. Les bienfaits ne sont pas subits, car il s’agit en quelque sorte de refaire le chemin inverse, c’est-à-dire de ressortir une à une les émotions qui ont fait blocage : il est donc possible de traverser des moments difficiles avant qu’il y ait à nouveau équilibre, que le prâna retrouve sa voie dans ce chakra, que « la roue tourne  sans heurts », délivrée de ses poids.

Sarvangasana – la posture de la Chandelle –

Il s’agit d’une posture inversée, avec tout ce que ça implique au niveau physique (le haut en bas et inversement, la compression du coeur, une meilleure irrigation sanguine du cerveau…) et représentation mentale (puis-je rester ainsi la tête en bas, sans risque ? Est-ce que je ne vais pas me briser la nuque ?…).
En réalité, le nom même de cette posture en hindou indique combien les bienfaits de cet âsana se font sentir dans la totalité du corps (sarvanga signifiant « le corps tout entier »). Quant à la notion de haut et de bas, elle devient toute relative, le haut pouvant finalement se trouver en bas et inversement.

Pratique
s’allonger sur le dos, bien à plat, les jambes serrées ; les bras sont placés le long du corps, paumes au sol ; le menton est rentré ;
laisser le souffle circuler librement, puis au cours d’une inspiration, plier les jambes et ramener les cuisses sur le ventre ;
à l’expiration suivante, replier les bras , poser les mains sous les fesses et les soulever ;
inspirer, puis à l’expiration, soulever le dos du sol tout en continuant à le soutenir avec les mains ; les jambes sont toujours pliées sur le ventre ;
ramener le menton sur la poitrine en jalandhâra ;
tendre les jambes sur une expiration, les orteils pointant vers le haut ;
rapprocher les coudes au plus près l’un de l’autre et ramener les mains au plus près des omoplates, ce qui permettra de réaliser la chandelle la plus verticale possible ;
les yeux sont fermés tout au long de la pratique et le regard est fixé sur le point intersoucillier ou en shambavi ; visualiser  le souffle circulant le long de la colonne vertébrale et se concentrer également sur le chakra de la gorge ;
au niveau du souffle, viser à l’allonger (un temps d’inspiration, deux temps d’expiration) en mettant ujjayin, le frottement de l’air dans la gorge, en place ;
pour redescendre, dérouler progressivement la colonne vertébrale, plier les jambes, puis reprendre la position initiale, allongé sur le dos.

Effets bénéfiques
Le principal effet est la stimulation de la fonction de la thyroïde ; cette posture permet également de l’équilibrer : elle est donc conseillée en cas de troubles de la thyroïde.
Elle est également favorable dans tous les états pathologiques concernant la gorge, tels que les angines et les pharyngites.
Elle est bénéfique au coeur ( posture qui repose ce muscle et le masse), à l’estomac et aux intestins (qu’elle stimule par l’inversion même), à la colonne vertébrale et à la circulation sanguine (meilleure irrigation sanguine du haut du corps, au-delà du coeur et moins de lourdeur dans la partie basse du corps ).
Elle a une action défatigante autant au niveau musculaire que nerveux et favorise ainsi un bon sommeil.
Et comme la description de la prise de la posture le souligne, l’énergie subtile est concentrée enVishuddha, d’où l’importance  de bien mettre en place jalandhâra et de visualiser ce chakra afin d’en prendre conscience, de sentir l’énergie y circuler.
« Le yoga, en tant qu’exploration des relations entre corps et énergie, favorise une capacité d’utilisation de potentialités vitales disponibles, mais inexploitées ».

Michel ALIBERT

Le corps : ami et ennemi de l’homme, de l’humain. Il est cette partie de nous-même dont il est impossible de se séparer, avec laquelle on doit vivre, voire apprendre à vivre ; qui nous pose dans la réalité et nous y ramène ; qui parle de chacun par ses attitudes, ses expressions de souffrance ou de bien-être, ses lâcher-prise et ses résistances. Ce corps, il est difficile de le nier, de le rejeter, à moins de se cliver, de se couper en quelque sorte en deux, ce qui n’est pas vraiment sain.
Contrairement à l’ascèse qui pousse le corps à se plier à toutes les restrictions imposées, le yoga a fait du corps son atout principal, celui par lequel il est possible d’atteindre  la Connaissance. L’objectif n’est plus alors de le faire souffrir, mais plutôt de le contrôler, de le maîtriser peu à peu pour en dépasser ses limites, son aspect grossier et atteindre un stade plus subtil qui peut mener jusqu’à l’éveil. Asanas, souffles, visualisations sont autant de pratiques qui aident à se libérer des noeuds, des tensions, des failles, des plaies, de tout ce que le corps porte en lui de l’histoire personnelle ou karmique : avec le temps et la persévérance, en étant constant dans l’effort, le yoga permet  de dépasser ce vécu du corps grossier pour évoluer vers le corps subtil et progressivement vers le Soi.
Se centrer sur les chakras, c’est se centrer sur les énergies psycho-émotionnelles, c’est déjà entrer dans le corps subtil. Étant aussi porteurs de tensions, de mémoires individuelles et karmiques, il est d’autant plus important pour favoriser l’éveil de la Kundalini de se les représenter, d’être réceptif à ce qui est réveillé au moment des visualisations ou des pratiques. Travailler sur les chakras revient à les nettoyer de leurs charges, à les purifier de ce qui les entrave, afin de les faire vibrer et de permettre à la puissance énergétique de trouver son chemin jusqu’au lotus aux mille pétales, jusqu’à la Connaissance Suprême.
Aucun chakra n’est à négliger ; et si Vishudda, par sa place, en dernière position de la manifestation grossière, apparaît d’importance, son ouverture dépend également de l’évolution accomplie sur les précédents et de la connaissance en chacun d’eux. Il est alors de bon conseil que de porter alternativement la conscience sur tous les chakras, puis sur un chakra en particulier, lors d’une séance de yoga.

 

Céline Lemoine

BIBLIOGRAPHIE

Yoga – Manuel pratique –
Jacques CHOQUE
Ed. Amphora Sports – 2004

Manuel des Chakras – de  la théorie à la pratique –
Shalila SHARAMON – Bodo J.BAGINSKI
Ed. Entrelacs – 1991

Les Chakras : centres d’énergie, centres de soi-même –
Christian TIKHOMIROFF

Yoga et Santé énergétique
Michel ALIBERT
Les cahiers de Présence d’Esprit -2004

Corps subtil et corps causal
Les six chakra et la kundalini
Tara MICKAËL
Ed. Le Courrier du Livre – 1979

Chakras – centres d’énergie et de transformation –
Harish JOHARI
Ed.Médicis -2003

Le yoga du corps et de l’esprit
Centre Sivananda de Yoga Vedanta
Solar Espace – 1997